19 octobre 2011
STFU
C’est mon dessin. C’est mon travail. Ma création, mon idée, mon concept, mes coups de crayons, mes lignes et ma putain de décision. Je choisis si je veux dessiner le corps ou pas. Je choisis si je veux dessiner en paysage ou en portrait, et tu n’as aucun droit de regard là-dessus. Il n’est pas pour toi, il n’est pas à toi, il ne le sera jamais.
Ta façon de me parler est encore plus agressive qu’avant, je te trouve irrespectueuse envers moi. On ne s’adresse pas aux gens de cette façon. Tu es bien une enfant d’ici. Tu fonces dans le tas. Je ne veux plus avoir à faire avec quelqu’un qui manque autant de délicatesse et de respect. Je me suis suffisamment faite agresser dans ma vie comme ça.
Si tu veux me juger, produis un dixième de ce que je fais.
24 janvier 2011
大袈裟ではなく最悪は君で
Je ne suis pas à ta disposition.
Il suffit pas de m’envoyer un mail en me disant “je compte sur toi” pour que je réponde à tes moindres caprices.
Pour que je participe à cette illusion qui veut que tu ne sois pas un incapable. Tu es un incapable. Impardonnable et incapable.
Demerde-toi, mon vieux. Sors-toi les doigts du cul et utilise ton cerveau pour faire autre chose que manipuler les gens.
Les autres se laissent faire, moi je te laisserai dans la merde. Profond. Tellement profond que en verras plus la fin.
Puisse-tu t’étrangler avec ta propre vanité. Qu’elle t’étouffe et te submerge. Qu’elle te casse tous les os. Si tu préfères je m’en occupe…
Y’a des moments j’aimerais bien te défoncer les côtes à coup de masse. Pas à cause de ta sexualité, pas à cause de tes origines, juste parce que tu es pourri jusqu’à la racine. Et ça te calmerait d’être traité comme de la merde parfois. Ou mettre le feu à tes affaires. Te faire regarder ta vie partir en fumée. Déchirer en morceau tout ce que tu ne mérites pas.
Tu as de la chance que j’aie mis ce soir
un peu de lait
dans mon sentimental macchiato
あと1ヶ月でお前の腐ってる存在まで忘れさせる人に会うから
ah, j’oubliais, même ça tu comprends pas
vas chier.
17 janvier 2011
Enola em eveal
Je suis faible.
Il y en a tant qui se battent aujourd’hui pour “assumer” comme on dit, “être ce qu’elles sont”, “accepter leurs rondeurs”. Euphémisme hypocrite de merde. Si la “rondeur” était quelque chose de positif dans notre société, nous ne serons pas si nombreuses à être malade.
Je suis trop fière pour m’assumer, trop faible pour me faire vomir, trop pitoyable pour m’arrêter de manger.
Après on peut mettre la faute sur le dos des magazines, sur le dos des mannequins, du diktat de la minceur. Oui on peut. Mais c’est trop facile. C’est trop facile de se dire “ils nous tyrannisent” et de se resservir un verre de fanta. Ils nous tyrannisent, et ils sont pas les seuls. Ils sont plus fort que nous, alors soit tu vas dans leur sens, soit tu vas dans le mur. Au choix. Au 21e siècle, c’est avec eux qu’on collabore pour survivre. C’est une honte, inadmissible, mais on tient trop à notre vie sociale pour se suicider ainsi.
Pour être belle ronde il faut être belle tout court. Les rares exceptions qu’on laisse passer, les femmes en surpoids dont on ne se moque pas dès qu’elles ont le dos tourné doivent se compter sur les doigts d’une main. Faut être ronde où il faut, dans des zones pas physiquement possibles, dans un harmonie plus dure à atteindre que la maigreur extrême. Quand t’es moche, tu te bats pour rentrer dans un 34. Les mannequins ont des têtes de cul, mais elles sont minces alors ça passe.
Je n’aime pas qu’on voie les os dépasser entre les seins d’une fille, les jambes de 5 cm de diamètre et les seins inexistants. Mais j’aime pas non plus les couches de gras, sale, informe, dégoutant, humiliant sur mes hanches. Les plis rouges sur mon ventre quand je suis restée assise plus de 10 mn. La surface de mes cuisses et de mes fesses couverte de ravins et de crevasses adipeuses, si laides qu’on les croirait gluantes au toucher. Les tsunamis graisseux à travers tout mon corps au moindre choc. J’aime pas me dire que j’étouffe l’homme que j’aime sous mon poids quand on s’enlace.
Je me rappelle le temps où je me blessais. J’enfonçais la lame si fort dans mes cuisses, pour atteindre la graisse en dessous. Je déchirais la peau en mettant du sang partout, pour avoir mal, pour plus sentir ce gras. Ça me faisait moins mal de regarder le trou béant rempli de sang que de regarder dans quoi il avait été creusé. D’ailleurs, je ne comprends pas pourquoi je ne me suis jamais tranché le visage en deux. Il mérite lui aussi un bon coup de cutter.
Ils me l’ont dit, et répété “tu es grosse”, “t’as un gros cul”, “grosse truie”. Oui, vous aviez raison. Je suis grosse, aussi pitoyable qu’un animal. Je rêve d’anorexie mais mon corps m’en empêche. Excuse bidon je sais. Mais j’aimerais tellement que ce ne soit qu’une excuse. Je le sens, là, sous moi, enflé, énorme, visqueux, insupportable, dégoulinant sur mes genoux, aussi gros que le ventre d’une femme enceinte. Je sens les courroies de ce sac contre mes hanches. Je rêverais de me l’arracher au ciseau à bois. De le ravager à la tronçonneuse.
60 kilos de merde. Puante. Hideuse. Vomitive. 60 kilos et incapable de se faire gerber.
60 kilos qui ont envie de mourir.
20 août 2008
Ai,mai,aimai. (and boyfriend.)
A la réflexion, je dois être trop stupide.
Je n’aurai jamais un tel niveau.
…J’ai l’impression qu’il est sa copie conforme…
Serait-il possible que tu aimes ça et que tu en veuilles encore ?
A trop citer il en perdra ses mots…
7 août 2008
なぜか元気じゃない
Des fois ça vient comme ça, en se levant on suspectait pas qu’on allait aller aussi mal quelques heures plus tard… Dans mon cas, j’aurais pu anticiper un peu, mais…
Je vais pas bien. Du tout.
Je me pose beaucoup de questions. Certaines personnes viennent juste de me décevoir. C’est peut-être de la jalousie, mais pas autant que de la peur d’être abandonnée de tous les côtés.
Je me demande si je vais réussir. Réussir à faire en sorte que mon bonheur soit plus intense que mes déprimes. Si je vais réussir à gérer Steph et Clément sans bris de glace.
Je me demande aussi si Caro m’en veut. Peut-être qu’elle s’en fout.
Ce ne sera pas la première fois que je laisse une amie m’abandonner pour qu’elle puisse avancer.
Julien dirait que je suis en train de m’embarrasser de considérations de gamine. Oui, parce que je suis encore une gamine.
Je ressens une envie irrépressible de tout balancer par la fenêtre.
Ou d’exploser une baie vitrée.
On s’en fout, personne ne me lit.
Plus personne, maintenant;
以上
13 juin 2008
I don’t give a shit.
Non, ça va pas. Une autre journée de merde. Je suis enfermée. Il fait beau dehors. Je suis enfermée pour rien. Je ne peux pas sortir. Je ne peux même pas faire mes courses.
Je suis seule depuis 2 jours. J’ai mal, je suis fatiguée, je veux faire du sport.
Putain, est-ce qu’il va se pointer ? Je veux sortir de là.
J’ai pas pu les contacter. Je parie qu’on va me foutre encore sur un truc de merde. Youpi.
Allez tous au diable.
5 juin 2008
夢ならば早くさめて欲しい
Cela faisait longtemps que je n’avais pas autant eu l’impression de mourir.
J’ai l’impression qu’on a gommé mon identité, j’ai l’impression de me faire torturer en permanence…
Mon corps supportera le reste, mais mon mental craquera en 5 minutes….
Je veux que tout ça s’arrête, par pitié…
Je ne suis pas faite pour ça…. Je ne vais pas tenir, ni supporter…
Je ne sais pas pourquoi je suis là ni pourquoi je vous ennuie comme ça… J’ai envie de pleurer et de me laisser mourir… Cela ne m’était pas arrivé depuis longtemps…. Je me sens agressée, je me sens mutilée, j’ai envie que tout s’arrête, et plus rien ne me plait… je n’ai plus envie de rien…
13 avril 2008
Un bracelet rouge
Elle a passé sa nuit à pleurer. Et la moitié de sa vie à essayer de se tuer.
Chaque fois qu’elle a rentré quelque chose dans sa bouche, elle a redoublé de haine envers elle-même.
Le médecin lui a dit que ça irait mieux un jour. Non ça ne va toujours pas.
Elle est seule, complètement seule. Elle est tombée amoureuse tellement de fois qu’elle n’arrive même plus à les compter, et ils ont toujours préféré les autres. Elle a toujours su que c’était à cause de son physique. Elle hait son miroir, elle hait tout ce qui la reflète. Elle hait même les yeux des gens qui la regardent.
Aujourd’hui elle admire les yeux pleins de larmes une fille qui ne mange pas.
Elle, elle ne mange pas. Quand bien même elle avalerait quelque chose, elle n’aurait même pas l’impression de manger.
Les os de ses hanches même essaient de traverser sa peau pour sortir de là. Son corps la hait tout ce qu’il peut. Parce que son corps sait qu’il clamsera à cause d’elle. Elle est belle. Elle aime voir dans son miroir son absence de formes et son corps de cadavre. Elle aime rentrer dans un 32 Jennyfer. Quand elle nous voit elle se dit “quelles mochetés” et s’enfuit en équilibre sur ce qu’il reste de ses tibias décalcifiés.
Je me demande si son petit ami apprécie de faire l’amour à un paquet de bâtons.
Elle s’est rendue malade, peut-être conditionnée, elle s’est rendue malade et elle va en crever.
Elle s’en fout pour l’instant, elle n’a pas de cellulite, pas besoin de passer des heures à courir tous les jours non. Elle pose dans des magazines dans lesquels c’est elle la fille normale et c’est les autres les déchets les filles pas foutues de s’arrêter de bouffer comme des porcs, mon dieu elles mangent quatre fois par jours sans jamais rien vomir après mais vous êtes folles ou quoi de suivre votre corps de l’écouter ?
La maquilleuse met du blush sur les creux au milieu de ses joues et remplit ses profondes cernes d’une couleur chair genre “moi je dors” genre “moi je mange” “moi je suis… en bonne santé”.
On lui dit, on lui répète, que c’est ça la beauté. Que c’est ça qu’il faut être, que sans être esclave elle ne sera jamais aimée. Que si elle est femme, alors elle doit se priver. Je me demande aussi s’il lui reste de l’humanité.
On l’admire de partout et ça fait gonfler son orgueil et rétrécir son estomac.
Elle mange encore. Elle avait dit qu’elle arrêterait mais des fois quand elle se regarde elle se dit qu’elle n’aimerait pas que l’on voie ses côtes en dessous de ses seins.
Et en fin de compte, elle est fière de son 90C.
Elle est partie à vélo sur les bords du Rhône, elle a regardé les litres d’eau se déverser et danser.
Elle a vu le soleil rendre tout plus magnifique et elle a écouté Isshi la transporter au paradis tout en restant sur place. Elle a ressenti un bonheur d’une intensité si forte qu’elle s’est dit qu’elle a bien fait de renoncer à se donner la mort. Elle aime la vie comme jamais. Elle est vivante, pour tellement longtemps encore.
Elle emmerde 35 kilos et retourne rêver à son idylle secrète entre deux rues de Shibuya-ku.