9 décembre 2011
Des cables electriques sous le ciel gris et une petite fin du monde ordinaire
On finira tous en cendres, ma cigarette et moi, et cette ville aussi. Tout aura démarré par une petite braise. Sur l’écran carré un jeune garçon soupire au ciel. En appuyant sur le bouton à côté, une scène de baiser sous un ciel noir d’où pleuvent les étoiles.
Mon quotidien vient me chercher chaque matin, je le fais passer à coup de phrases toutes faites et de bonne manières. Mes aspirations d’un jour restent aspirations pour la vie et si j’essayais de mettre des mots sur ma journée, tout serait dit en à peine deux lignes.
J’ai beau crier, ça n’a nulle part où résonner, alors je laisse le temps passer, oui je laisse le temps passer. Les autres effaceront mes traces de pas et si tu veux un sens à tout ça alors rentre-moi dans l’épaule et crache donc ta salive.
Je me bats à poings fermés. Quitte à avoir mal j’aimerais avoir plus mal que ça. Moi ils me remarquent, les hommes devant mes yeux. Ils sont tous les mêmes et moi je suis comme eux.
Qu’est ce qu’on cherche finalement, quelque part où se sentir en sécurité ? Qu’est-ce qu’on veut, l’approbation de quelqu’un d’autre ? Qu’est-ce que c’est que ça fait d’obtenir quelque chose, si ce n’est nourrir une seconde notre complexe de supériorité? Qu’est-ce que ça fait de perdre quelque chose, au milieu des souvenirs qu’on essaie de déterrer?
J’ai beau crier, ça n’a nulle part où résonner, alors je laisse le temps passer, oui je laisse le temps passer. Les autres effaceront mes traces de pas et si tu veux un sens à tout ça alors prends-moi la main et embrasse-moi.
Je t’enlacerai sous les mots doux. Quitte à y mettre de la force j’aimerais te serrer plus fort que ça. Moi elles me remarquent, les filles devant moi. Elles me collectionnent moi et mon présent.