04.09.08
Increase decrease (増減)
Voici un démarrage en beauté. Plus ou moins.
Il y a eu une conférence ce matin. Et un merle sur le rebord de ma fenêtre.
Je me disais que ça partait pas si mal, mais il a fallu que tu te pointes. Non pas que je te haïsse (ouvertement), ça me retomberait dessus.
Le vent est en train de hurler à travers les stores comme à sous la torture.
Pour en revenir à toi…
Tu sais, ce matin, au milieu de toutes ces têtes concentrées je l’ai cherché des yeux. J’ai adoré l’entendre parler, j’ai adoré l’entendre rire. C’est la première fois que je l’entendais. En fait il avait la voix que je lui donnais auparavant. Je ne sais pas, elle va bien avec son visage, et sa façon de se mouvoir, d’exister.
Rien que de savoir ce que tu lui fais, j’ai envie de te pleurer dessus.
Je m’efforce de ne pas me figurer vos mains qui se touchent, vos regards complices et son coeur qui s’emballe quand il te voit…
Je crois qu’on pourrait me torturer rien qu’en me le racontant. Et je dirais tout, tout de suite, je dénoncerais tout le monde…
En fait, je suis encore une petite fille dans ma tête. Et ça serait tellement trop facile de dire que c’est à cause de ce que-toute-la-terre-se-figure-à-mon-sujet. Je l’assume par moment, c’est ça le pire.
J’ai des sentiments de gamine de 12 ans. En fait, c’est peut être tout mon mental qui est resté figé à cet âge. Comment peut-on être aussi incapable d’encaisser les choses? Pourquoi tout ce qui m’entoure me fait l’effet d’une balle dans l’épaule?
Autant de questions qui ne me font pas avancer d’un milimètre.
Oh, c’est long à lire.
めんどうくさい